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2006/6/14 A vousAu vue de ma désertion partielle de l'univers blogesque, j'aurais pu titrer ce billet "inconstance tragique", mais elle n'est globalement tragique que pour moi, même que d'abord il faut pas exagérer quand même!
Mais bon, toute pleine d'optimisme et d'une joyeuse absence de culpabilité (après tout j'ai une magnifique et hurlante raison d'être accaparée 24h/24h par d'autres activités...), je me suis plutôt tournée vers une autre constatation évidente: cetains d'entre vous n'ont pas faibli dans leur fidélité à toute épreuve...! Je retrouve des messages réguliers de quelques un(e)s de mes blogueurs (ses) préféré(e)s à chacun de mes rares passages ici, ce qui me prouve une chose: malgré cette fameuse inconstance (tragique ou pas) de ma part mentionnée plus haut, vous continuer à venir de temps en temps, voir si de nouvelles élucubrations ou autres niaiseries bébéesques sont sorties de mon clavier...! :-)
Franchement, à tous et toutes un grand, immense, chaleureux et sincère MERCI!!!
Mais, me direz-vous, que fait ce billet dans la catégorie "débats"??? Aurait-elle pété les pombs pour de bon cette bonne vieille Apippipole? ...
Huuum, et bien non, enfin pas plus que d'habitude du moins... J'y viens, j'y viens...
Tous ceux qui fréquentent régulièrement le monde virtuel, comme ce fut mon cas il y a fort longtemps, savent qu'on peut y développer plusieurs sortes de relations. Il y a les gens avec qui on chat souvent, ceux qu'on croise de temps en temps, ceux avec qui on passe une bonne discute une ou deux fois et puis qu'on oublie, et puis aussi il y a ceux avec lesquels on franchit la barrière séparant le virtuel du réel, avec plus ou moins de succès... Alors, je m'interroge aussi: y-aurait-il, comme dans la "vraie vie" plusieurs catégories de relations virutelles? Pourrait-on assimiler nos rendez-vous de chat avec des rendez-vous galants? Peut-on comparer les relations quotidiennes virtuelles de politesse à celles échangées avec la boulangère en chaire et en os? Ou bien tout ça n'est-il qu'illusion et on peut toutes les ranger dans le même sac, l'étiqueter définivement "virtuel" et mettre son petit mouchoir dessus dès qu'on éteint l'ordi?
Alors voilà la question que je me pose, que je vous pose particulièrement à vous "mes" visiteurs réguliers, que je pose à tous ceux qui me feraient l'honneur de s'attarder un peu chémoi le temps d'y répondre: les relations virtuelles ne sont-elles vraiment, comme le pensent les réfractaires, qu'une illusion pour les gens en mal d'amis véritables, ou bien méritent-elles ce terme "relation"?
2005/6/21 Charte du blogueur averti et respectueuxVoici, résumé en 5 points, mon opinion sur ce qui devrait être une bonne pratique du monde bloguesque:
Curieuse et dérangeante agressivité bloguesqueAprès une petite balade sur les blogs de France et de Navarre, une constatation effarante s'impose à moi: c'est dingue l'agressivité sans borne que le monde bloguesque génère....! Moi pas tout comprendre... Franchement, je ne comprends pas bien ce qui peut pousser certains blogueurs à passer du temps sur un blog pour finalement dire qu'il est nul à chier ou se permettre des jugements sur la personne qui l'a crée... Combien en voit-on de ces blogs plein de poèmes écrits avec le coeur, et dénigrés violemment gratuitement? Et tous ces débats lancés de partout, et qui recèlent de com polluants visant à insulter plus ou moins directement les participants? On a le droit de débattre comme on l'entend, et sur les sujets de notre choix!! Libre aux blogueurs d'effacer les com qui les dérangent, il me paraît immoral que les visiteurs se permettent ainsi des critiques purement négatives et non constructives à tout bout de champ! On peut ne pas être d'accord et le dire gentiment! On peut trouver un blog nul et ne pas se sentir obligé de descendre en flèche son créateur... Bien sur il m'arrive de sourire à la lecture de certains "poèmes", plus ridicules que poétiques, mais il ne me viendrait même pas à l'idée d'en informer l'écrivain. Tout le monde n'a pas la plume d'un Baudelaire... En revanche, ceux qui écrivent ces choses l'ont fait avec leur coeur, parfois avec leur souffrance, et ça au moins doit être respecté... Bien sur il m'arrive de m'interloquer sur certains débats curieux et de prime abord vides de sens, mais s'ils parlent à d'autres et pas à moi, c'est mon problème, rien ne m'oblige à les lire, ou à y participer! Un simple clic en haut à droite suffit pour quitter un espace où l'on s'ennui... Les blogs, comme leur définition l'indique, sont des espaces PERSO. Par conséquent, libre à chacun d'y mettre ce qu'il veut, et si c'est l'album photo du chien familial ou les résultats commentés du dernier match de foot de Trifouillis-les-Oies, que ceux que cela gène passent leur chemin au lieu de critiquer et d'insulter gratos à tout va!!
Bon sang, le droit d'expression de chacun, ça se respecte!!
Si vous avez des explications là-dessus, je serais curieuse d'en débattre, parce que vraiment ces attitudes me mettent hors de moi... Ce monde virtuel en deux dimensions, d'apparence si sereine, et où on peut rêver d'être libre d'exprimer ce que l'on veut, ne serait-il finalement que le dernier ring à la mode??
2005/5/30 L'Homme est-il le plus gros virus terrestre?L'Homme serait-il un virus dans l'organisme Terre? S'il est vrai que la Nature fait bien les choses, à quoi sert-il...?? S'il y a un "plan" cosmique, la dégénérescence humaine en fait-elle partie?
2005/5/29 A voté!Et voilà. Nous sommes nombreux à avoir accompli notre « devoir de citoyen » aujourd’hui… Nombreux aussi sans doute sont ceux qui ont refusé de se rendre aux urnes, par manque d’intérêt, par flemme, par opposition, par angoisse… Nombreux également ceux qui auraient aimé y aller et ne le peuvent pas (lycéens, immigrés – pour l’anecdote, mon beau-père congolais enseignait et payait ses impôts depuis 10 ans en France sans avoir le droit d’y voter !! -…) On peut dire ce qu’on veut, une chose est sûre : cette élection aura fait couler de l’encre (et du pixel !), et c’est bien parti pour continuer !
Personnellement, j’ai accompli mon devoir à 17h30, après un repas de fête des mères bien arrosé de champagne (il fallait au moins ça pour se donner du cœur à l’ouvrage). Bon, j’arrive sur le parking du bureau de vote, des tas de gens sont là, qui arrivent, qui partent. Et là j’assiste à un beau défilé d’émotions humaines. Certains sourient, certains regardent leurs chaussures. Des petits groupes se sont formés devant, qui discutent avec entrain, gesticulations à l’appui. D’autres se dépêchent de quitter l’endroit (rendez-vous urgent, fuite… ?), col remonté et tête baissée. Le tout sous une petite pluie fine et froide. Le couloir est vaste, désert. Le bureau de vote est étonnement calme, comme mort. Pourtant, une foule de gens attend là, serrant fiévreusement une petite enveloppe marron dans ses mains. La queue est si longue que je dois slalomer pour atteindre le rideau bleu.
Et là, livrée à ma conscience partagée, je me retrouve hésitante, malgré mes convictions, avec un bout de papier dans chaque main (ça devait être à cause du champagne). Je m’admoneste : « merde après tout tu y as passé le temps, tu sais ce que tu veux, faut y aller maintenant ! » Aller hop, un peu de courage ! Je prends ma place dans la file, et soudain je perçois tout avec une acuité dérangeante : les rictus des gens, le brouhaha monotone du dehors, les dessins colorés et naïfs aux murs (nous sommes dans un centre de loisirs), les gens qui sortent très vite, ceux qui arrivent encore souriants, la mine renfrognée du type qui attend au-dessus de l’urne, épuisé d’asséner depuis le matin « A voté ! ».
J’avance comme dans la mélasse, et des idées bizarres et angoissantes me viennent : suis-je vraiment ici, en train de participer à cette mascarade ? Tout ces gens qui sont là, accomplissant des gestes machinaux croient-ils vraiment au contenu de leur petite enveloppe qui vient d’être avalée ? Et moi, au fond, est-ce que je crois vraiment que la mienne compte ? Sert-elle à quelque chose ? Je la triture entre mes doigts, n’ayant absolument pas l’impression d’être sur le point de « m’exprimer ». C’est mon tour, je tends ma carte d’électeur toute neuve (je viens d’emménager), vierge encore, je signe là où mon nom est écrit, j’avance vers l’urne transparente et le type au complet gris. Je lève la tête vers lui pour lui sourire, et, au-dessus de lui, un panneau du centre de loisir aux multiples œuvres multicolores, titré : « La maison de mes rêves ». Par un effet de confusion (en fait c’était plutôt encore la faute du champagne), je lis fugitivement : « l’Europe de mes rêves ». Je glisse l’enveloppe. L’homme répond à mon sourire.
« A voté ! » 2005/5/21 L'ArtGravitant dans un univers empli de saine émulation artistique, je ne peux m'empêcher (en bonne tritureuse de méninges que je suis) de m'interroger sur cet alien: l'Art. Est-il ce qui nous différencie des animaux? De tout temps, l'Homme a eu besoin de créer. En témoignent les peintures rupestres bien connues, et déjà très riches en techniques de coloration, essai de perspective.... A quel besoin cette étrange pulsion de faire de l'inutile a-t-il répondu? Besoin d'expression? De laisser une trace (les hommes préhistoriques auraient-ils alors eu conscience d'un avenir où ils ne seraient plus?)? Besoin de reconnaissance? Désir de matérialiser une émotion, de la rendre concrète pour pouvoir la regarder, la maîtriser, la sortir de soi? Sûrement un peu de tout ça, et bien plus encore. Personnellement, j'écris pour faire connaissance avec moi-même, mais aussi pour exister dans une réalité où tout est possible/permis/réalisable/réversible. Pour être fière de moi-même aussi un peu, alors créer reviendrait à mettre un miroir en face de l'âme? Vous tous, créateurs et artistes de tout poil, pourquoi créez-vous? Est-ce pour vous une pulsion, un passe-temps, un moyen d'atteindre autre chose? Les artistes savent tous cette vérité première: l'art a besoin d'échanges, de confrontations, d'évolutions.... Alors, imaginez mon impatience à vous lire!! :-) |
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